Nid de frelon asiatique dans un pin en Gironde près de Bordeaux en 2026
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Vignoble et frelon asiatique en Gironde : le vrai risque n’est pas celui qu’on croit (2026)

Dans le Bordelais, le frelon asiatique et le raisin mûr ont rendez-vous chaque automne. Le sucre des grappes attire les colonies au pire moment. Ce que cela implique pour la Gironde, au vignoble comme au jardin.

La Gironde a été, dès les premières années 2000, l’un des tout premiers territoires colonisés par le frelon asiatique en France. Vingt ans plus tard, l’espèce y est solidement installée, et son calendrier croise celui des vendanges. Fin d’été, début d’automne : au moment où les grappes gorgées de sucre arrivent à maturité, les colonies sont à leur apogée.

Pourquoi le raisin mûr attire les colonies

À l’automne, les frelons délaissent les proies pour les sucres : raisin éclaté, fruits tombés et sève deviennent leur principale ressource.

En fin de saison, les besoins de la colonie changent. Les larves ont laissé place aux futures reines, et les adultes cherchent des sucres rapides plutôt que des protéines. Une grappe fendue, un fruit tombé, une plaie de sève sur un arbre : autant d’aimants. Dans le vignoble bordelais comme dans les jardins de Gironde, cette bascule alimentaire concentre l’activité au ras des zones où l’on travaille et où l’on vit.

Le nid, souvent loin de là où on voit les frelons

Voir des frelons sur des grappes ne signifie pas que le nid est proche : il peut se trouver à plusieurs centaines de mètres.

Une erreur classique consiste à chercher le nid là où l’on observe les frelons. Or ceux-ci peuvent parcourir plusieurs centaines de mètres entre le nid et leur source de nourriture. Localiser un nid demande d’observer la trajectoire de retour des insectes, toujours la même, en fin de journée. C’est un travail d’observation méthodique que maîtrise une entreprise de destruction de nids de frelons et guêpes à Bordeaux et qui évite de détruire à l’aveugle.

Bascule alimentaire d’une colonie sur une saison girondine

PériodeRessource recherchéeLieu d’activité
PrintempsNectar, insectes pour les premières larvesFleurs, haies
ÉtéProtéines : mouches, chenilles, abeillesRuchers, jardins, potagers
Fin d’étéTransition sucre/protéinesFruits mûrs, arbres à sève
AutomneSucres rapides : raisin, fruits tombésVignes, vergers, composts

Protéger un jardin ou un rucher en Gironde

Autour de Bordeaux — Mérignac, Pessac, Libourne, ou plus au sud vers Langon — les propriétaires de jardins fruitiers et les apiculteurs sont en première ligne. Ramasser les fruits tombés, ne pas laisser de composts à ciel ouvert, protéger les ruchers avec des dispositifs adaptés : ces gestes réduisent l’attractivité sans nuire à la biodiversité. La destruction du nid reste la mesure décisive quand une colonie s’est installée à proximité.

Nid de frelon asiatique

Le piégeage de printemps en question

Le piégeage massif des fondatrices au printemps est régulièrement présenté comme la solution miracle. Les études disponibles nuancent fortement : mal ciblé, il tue surtout des insectes non concernés et n’entame guère la population de frelons. Un piégeage utile est sélectif, limité dans le temps et concentré près des zones sensibles comme les ruchers, pas déployé à l’aveugle dans tout un jardin.

Questions fréquentes

Le frelon asiatique s’attaque-t-il aux vendangeurs ?

Pas de lui-même : sur une grappe, il se nourrit et ignore l’humain. Le risque vient d’un geste brusque ou d’une grappe saisie sans voir l’insecte. La prudence suffit le plus souvent.

Comment retrouver le nid quand on voit beaucoup de frelons ?

En observant leur ligne de vol de retour, toujours identique, en fin de journée. Le nid peut être à plusieurs centaines de mètres, souvent en hauteur dans un arbre.

Le frelon asiatique menace-t-il vraiment les abeilles en Gironde ?

Oui. Posté devant une ruche, il capture les butineuses et stresse la colonie au point de la faire décliner avant l’hiver. C’est un enjeu réel pour les apiculteurs locaux.

Faut-il détruire un nid repéré en octobre ?

Oui si le nid est proche d’un lieu de vie, car la colonie reste active et irritable tant qu’il ne gèle pas. Après les vraies gelées, elle meurt d’elle-même.

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