Crédits

Tunisie : une économie fragilisée par la dette

Après une enquête menée auprès des ménages tunisiens, le taux d’endettement commence à inquiéter les autorités économiques. 24 milliards de dinars, tel est le total des crédits recourus auprès des banques, et ce en décembre 2018. Force est de constater que depuis 2011, une hausse de 127 % sur le pourcentage de dettes des ménages a été enregistrée. Ceci constitue déjà une alerte pour le gouvernement du pays.

Le crédit, une solution idéale face à une difficulté financière

Face à la hausse du nombre de demandeurs de crédits en Tunisie, la banque centrale a décidé d’appliquer une augmentation sur le taux directeur, et ce, en deux fois. De leur côté, des mesures spécialement ont été spécialement instaurées afin de rendre davantage les conditions d’obtention de crédits plus difficiles. Une initiative qui a bien porté ses fruits, mais dont les résultats ne sont pas totalement satisfaisants. En effet, les sondages montrent que seuls 40% des comptes en banque des tunisiens ne sont pas débiteurs.  Et, juste la moitié de ceux qui le sont, connaissent leurs coûts de découverts. Dans 43% des cas, au moins une personne de la famille, vivant sous le même toit, est endettée. Une moyenne de 32% des ressources brutes est constituée par les crédits bancaires. Pour information, seul 1/3 des ménages tunisiens considèrent que le prêt bancaire n’est pas une obligation.

La tendance de prêt connaît un grand bouleversement

Depuis l’année 2017, une enquête faîte par l’INC a révélé que la tendance est en train de changer, de moins en moins de Tunisiens ont recours à un prêt bancaire, ils s’orientent surtout vers des prêts entre particuliers, et s’adressent davantage à leur connaissance. Un autre fait qui change : la raison du recours au prêt ! Si auparavant, la plupart des emprunteurs demandent un prêt bancaire, c’est surtout dans le cadre d’un investissement immobilier. Aujourd’hui, ce demande financement est particulièrement poussé par les besoins en consommation de tous les jours. Les dettes deviennent de plus en plus pesant pour les foyers, les ménages comptent entre 43 % jusqu’à 60 % de leur revenu mensuel pour le remboursement.

Une nouvelle forme de dette « cachée » fait son apparition

Toujours d’après l’INC, une nouvelle forme de dette commence à faire son apparition. De quoi alerté davantage les autorités tunisiennes. Des offres de crédits à la consommation font surfaces auprès des magasins d’appareils électroménagers. Une technique pour promouvoir leur vente, mais cachent pourtant un taux élevé.des organismes bancaires ont eu recours aussi à la digitalisation bancaire e offrant la possibilité de faire une demande pour obtenir un credit renouvelable en ligne, pour en savoir plus. Cette tendance commence actuellement à avoir le vent en poupe, et dégradent davantage la situation économique de la Tunisie. Les ménages s’enfoncent davantage dans un endettement, sans le savoir obligatoirement.

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